Alexandre Vallez

Publié le par l'équipe du journal du festival Lignes de Corps 2007

    Mardi 20 Novembre 2007, 19h30, cérémonie d’ouverture du festival Lignes de Corps 2007, mon troisième festival. Il peut paraître difficile de comprendre la danse contemporaine, en effet, ce n’est pas un art que l’on doit chercher à comprendre ; non, il s’agit ici de ressentir les choses, d’oublier ses préjugés, ses a priori et de se laisser porter par la représentation d’une création contemporaine, riche et enrichissante. Cette nouvelle édition 2007 est très féconde : Isabelle Schad, Frédéric Gies, Ion Munduate, Boris Charmatz, DD Dorviller, Jan Ritsema, Xavier Le Roy, Teresa Acevedo, Nathalie Le Corre, Myriam Gourfink, Claudi Triozzi ; « Journée avec », rencontre, création, improvisation, duo, performance, débats, deux semaines de plaisir.

    Je m’appelle Vallez Alexandre, je suis étudiant en deuxième année de master création et ingénierie numériques parcours scénographie. Pour être plus clair, je suis dans une formation qui me conduit à devenir un scénographe interactif, qui utilise les nouvelles technologies sur la scène. Mon point de vue est, celui d’une personne à mi-chemin entre la création pure et le côté technique d’une réalisation scénographique, mais également celui du professionnel que devrait être dans sept mois.

    J’ai découvert l’espace Pier Paolo Pasolini en 2004, suite à une proposition de participer à un workshop en compagnie d’Isabelle Schad, celle-là même qui ouvre le festival cette année. J’ai pu ainsi découvrir la danse contemporaine de l’intérieur, en la vivant avec mon corps. Je n’y suis pas revenu pendant un an, peut-être le temps nécessaire pour assimiler ce que j’avais vécu durant cette journée. En 2005 et en 2006, j’ai participé à la rédaction du journal du festival Ligne de Corps, ça a été pour moi un énorme enrichissement culturel, visuel et humain. Vivre l’intégralité d’un festival international de danse contemporaine est une expérience passionnante.

    Je suis revenu dans ce lieu pour y effectuer plusieurs workshops, pour y découvrir, pour y ressentir l’utilisation du corps sur la scène, pour tenter vivre le rapport à cet espace.

    Cette année, j’y reviens de nouveau. Pourquoi pourrait-on me demander. Premièrement comme je l’ai dit précédemment ce festival est un énorme enrichissement culturel, visuel et humain. Il y a une certaine magie dans ce lieu. Ce n’est pas juste un espace de création et de représentation. Il y a dans cette petite salle une chaleur, un amour de la scène, une communion entre son public et ses interprètes. Je n’ai pas l’impression d’y consommer un spectacle, mais de vivre quelque chose de fort et même d’y participer. Il n’y a pas de barrières entre nous et l’espace scénique. Ici, cet espace ne se limite pas à la scène, il englobe toute la salle, chacun est à sa façon acteur d’un événement. Il n’y a pas cette magie dans ces énormes lieux « commercio-culturels qui n’instaurent pas une relation étroite entre la scène et le public, je me sens mort dans ce lieu. D’ici sept mois je ne serai plus étudiant mais professionnel, la danse contemporaine étant l’orientation que je compte choisir. Je reviendrai peut-être en 2008 pour y présenter ma première création.

    Voilà pourquoi je reviens ici, à l’espace Pier Paolo Pasolini. J’espère que, ce que j’écrierai sue ces différents moments, aura un intérêt pour vous. Et surtout n’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez également de ces moments-là. Avant tout ce n’est pas un festival, mais le festival international de danse contemporaine, qui est construit avec son public. Si la timidité vous bloque, vous pourrez toujours laisser votre avis sur le blog du festival, http://lignesdecorps.over-blog.fr.

À bientôt.

Alexandre Vallez
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