Ohne Worte_Isabelle Schad - Dance_Frédéric Gies - Praticable - vu par Juliette Lempereur

Publié le par l'équipe du journal du festival Lignes de Corps 2007

Chut ! Le silence parle… [À propos d’Ohne Worte, Isabelle Schad et Dance (extrait) Frédéric Gies]

Surprenant ! Aucun son (ou presque) …
    Quelle est la source de ces mouvements saccadés et fluides ? Seul l’artiste donne le rythme, lui et son esprit.
Les premiers silences sont plutôt dérangeants, le silence de l’homme ne doit il pas signifier ?
L’éloquence du corps parfois nous échappe, entouré de sons en permanence, on oublie d’écouter, véritablement.
Au fil des pas, chaque mouvement commence silencieusement à parler. Ils résonnent, réveillent sensations et souvenirs…
    Ces silences sont riches de sens et nombreuses sont les différentes interprétations. Ils nous ont fait par d’une image du monde qui est venue compléter la notre de différents façons. Il est aussi enrichissant que fondateur de doutes : qu’ont voulu réellement transmettre ces artistes ? Je n’ai pas la réponse.
    Le mutisme environnant Isabelle Schad parait primordial. Il met l’accent sur la dérision qu’elle présente face à son corps, ce corps qui lui échappe, qu’elle ne maîtrise pas. Il propage l’émotion inscrite sur ses traits et sera brisé par ses cris, libérateurs ?
    Le silence de Frédéric Gies est autre, il fait appel à notre imagination, imagination qui n’a pu prévoir l’arrivée de la musique, Madona !

    Ces deux parcours se parsèment de silences mais non pas de vides. Le silence ne serait il d’ailleurs pas plus parlant ? 
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article